Voilà, ça c'est du concert. Les portes ouvrent à l'heure indiquée sur le billet, la première partie dure une heure et on finit à plus de minuit ! Comment ça j'ai toujours en travers les Fall Out Boy ? Mais non, voyons...
Revenons à notre concert du soir, encore une nouvelle configuration pour le Krakatoa, après le "club", voilà le coté piano-bar pour coller à l'ambiance acoustique de la soirée. Il y avait des petites bougies partout, des tables et des chaises et une lumière tamisée rouge. Du plus bel effet. Donc le concert commence par un groupe inconnu, Absynthe Minded. Bon, alors j'avoue, gros préjugé à leur arrivée sur scène : une contrebasse, un organiste, un violon, la casquette de papy et la guitare sèche. Je me dis c'est bon ça va être un truc "nouvelle scène", ça va être chiant. Et bien pas du tout, ça commence très pop, façon un peu Jack Johnson mais avec une frite à la place de la planche de surf. Ben oui, ils sont belges, forcément. Donc, son très pop avec des passages vers le rock et le jazz, très très bon. Et en spécial à Bordeaux, une reprise "gaie" du "Vent nous portera" de Noir Désir, ça change vraiment la chanson, très agréable. Encore une fois bluffé par une première partie belge, après Eté 67 avant Luke. Ils sont fort les belges quand même, ils font des films bien dépressifs mais ils ont vraiment un grand savoir faire pour faire des groupes pop/rock mais qui chantent en anglais, c'est pour ça qu'on les connaît pas chez nous. Ils ont même eu droit à un rappel, c'est rare pour une première partie.
Maintenant on passe chez notre autre voisin francophone avec les suisses de The Young Gods. Découvert au hasard de mes pérégrinations mp3esques, je ne connais ce groupe de rock que par leur dernier album acoustique. Première surprise, les Young Gods ne sont plus si young que ça, le groupe tourne depuis plus de 20 ans, et ils ressemblent plus à Higelin qu'à un boys band, ça change. Comme prévu pour de l'acoustique ça part sur des rythmes Folk/Blues qui rappellent par moment Eric Clapton. Et puis finalement on se met à voyager avec de la guitare-cithare (me demandez pas ce que c'est, ça ressemble à une guitare mais ça fait le son d'une cithare), des percussions originales (dont une espèce de barbecue en fonte, je sais pas ce que c'est non plus) et autres objets hétéroclites. Le son devient plus hypnotique avec de fortes connotations indiennes (d'Amérique, je précise) et l'on se laisse emporter par le flot au son de la voix envoûtante du chanteur. Le morceau "Ghost Rider" en est le plus exemple et bien qu'il dure déjà 10 minutes sur l'album, il a encore été rallongé. Malheureusement, tram oblige, le concert s'est terminé juste à minuit, car j'aurais bien continué à écouter ça jusqu'au bout de la nuit. Mais c'est agréablement apaisé que je suis rentré chez moi, le son m'accompagnant encore le lendemain après une courte mais reposante nuit de sommeil.
Pour plus d'images et vidéos c'est par l... Ah ben non pas ce coup-ci, interdiction de prendre des photos. Dommage, pour une fois que j'étais au premier rang...

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