En Chine au IIIème siècle, le puissant premier ministre de l'empereur, Cao Cao décide de se débarrasser des deux royaumes rivaux du Sud menés par Liu Bei et Sun Quan. Bien que surpassés en nombre, ils vont résister à Cao Cao, usant de courage et de stratégie, jusqu'à la formidable bataille de la Falaise Rouge.
Chouette un film chinois ! J'avais pas eu les Seigneurs de la Guerre et j'étais en manque de film chinois. C'est donc tout content que j'allais voir cette adaptation des Trois Royaumes, grand roman héroïque chinois, bien connu pour ses nombreuses adaptations en mangas (Lord) ou en jeux vidéos (Dynasty Warrior). Alors oui, mais. Oui, parce que les décors et les costumes sont sublimes, comme d'habitude. Parce que les batailles sont fabuleuses, où des milliers de soldats s'affrontent mais où la ruse et la tactique l'emportent sur la force pure (quelle ineptie, par Crom !). Parce que malgré tout, John Woo sait encore réaliser des films de manière admirable. Parce que Tony Leung (Infernal Affairs, Hero) y est encore une fois excellent et que Takeshi Kaneshiro sait finalement jouer la comédie. Mais, car il y a un gros mais, le film ne dure que 2h30. Certains trouvent déjà ça long mais ce n'est pas assez, pour la bonne et simple raison qu'en fait il y a ici deux films regroupés en un seul. Et donc ça coupe pas mal de choses. L'histoire est survolée, on passe de batailles en batailles et les relations entre personnages ne sont qu'à peine montrées et l'on navigue d'ellipse en ellipse, c'est très frustrant. J'espère que les distributeurs auront l'idée d'une version intégrale en DVD. Et l'autre problème dérangeant, surtout au début, est celui de la traduction des noms. En effet, ce n'est pas la même transcription du chinois qui est utilisée pour l'affichage du nom des personnages et leur prononciation. Je m'explique. Il y a deux façon de retranscrire le chinois en France, une classique, qui nomme la capitale Pekin, et une moderne, qui la nomme Beijing. Et bien le problème c'est que les noms des personnages sont écrits sous leur forme classique, Cao Cao par exemple, mais prononcés de manière moderne, Tsao Tsao. Je dois avouer que c'est assez perturbant au début. Mais que cela ne vous empèche pas d'aller voir cette grande fresque épique.













