lundi 30 mars 2009

Les Trois Royaumes

En Chine au IIIème siècle, le puissant premier ministre de l'empereur, Cao Cao décide de se débarrasser des deux royaumes rivaux du Sud menés par Liu Bei et Sun Quan. Bien que surpassés en nombre, ils vont résister à Cao Cao, usant de courage et de stratégie, jusqu'à la formidable bataille de la Falaise Rouge.


Chouette un film chinois ! J'avais pas eu les Seigneurs de la Guerre et j'étais en manque de film chinois. C'est donc tout content que j'allais voir cette adaptation des Trois Royaumes, grand roman héroïque chinois, bien connu pour ses nombreuses adaptations en mangas (Lord) ou en jeux vidéos (Dynasty Warrior). Alors oui, mais. Oui, parce que les décors et les costumes sont sublimes, comme d'habitude. Parce que les batailles sont fabuleuses, où des milliers de soldats s'affrontent mais où la ruse et la tactique l'emportent sur la force pure (quelle ineptie, par Crom !). Parce que malgré tout, John Woo sait encore réaliser des films de manière admirable. Parce que Tony Leung (Infernal Affairs, Hero) y est encore une fois excellent et que Takeshi Kaneshiro sait finalement jouer la comédie. Mais, car il y a un gros mais, le film ne dure que 2h30. Certains trouvent déjà ça long mais ce n'est pas assez, pour la bonne et simple raison qu'en fait il y a ici deux films regroupés en un seul. Et donc ça coupe pas mal de choses. L'histoire est survolée, on passe de batailles en batailles et les relations entre personnages ne sont qu'à peine montrées et l'on navigue d'ellipse en ellipse, c'est très frustrant. J'espère que les distributeurs auront l'idée d'une version intégrale en DVD. Et l'autre problème dérangeant, surtout au début, est celui de la traduction des noms. En effet, ce n'est pas la même transcription du chinois qui est utilisée pour l'affichage du nom des personnages et leur prononciation. Je m'explique. Il y a deux façon de retranscrire le chinois en France, une classique, qui nomme la capitale Pekin, et une moderne, qui la nomme Beijing. Et bien le problème c'est que les noms des personnages sont écrits sous leur forme classique, Cao Cao par exemple, mais prononcés de manière moderne, Tsao Tsao. Je dois avouer que c'est assez perturbant au début. Mais que cela ne vous empèche pas d'aller voir cette grande fresque épique.

jeudi 26 mars 2009

Duplicity

Lui, un ancien du MI6. Elle, une ancienne de la CIA. Ensemble ils essaient de monter l'arnaque parfaite en faisant de l'espionnage industrielle au sein de leurs entreprises respectives, deux géants des cosmétiques.


Le printemps du cinéma est enfin passé, tout le monde est allé voir al daube qu'est Coco, je peux enfin retourner tranquillement dans ma salle obscure préférée. Pour aller voir quoi ? Un film d'arnaque ! Ca tombe bien, j'adore les films d'arnaques. Et je dois avouer que celui-là est très sympathique. Entre les magouilles de l'arnaque proprement dite et l'histoire d'amour des deux protagonistes, on se fait manipuler de bout en bout. Et cet effet est d'autant mieux rendu que le film est entrecoupé de flashbacks nous montrant a mise en place de l'arnaque et l'évolution de la relation des deux ex-agents. Le tout navigue entre crises de jalousie et de phases de "Il sait que je sais qu'il sait...". Évidemment comme toujours dans ce genre de films il faut être à l'aise avec une certaine gymnastique cérébrale pour ne pas se retrouver perdu. Mais l'ensemble reste assez clair et est surtout très bien mené par le couple formé par Clive Owen et Julia Roberts. Pour lui il suffit de revoir la critique de l'Enquête, super charismatique et très très classe (c'est un défilé pour Armani ce film !). Julia Roberts toujours très charmante mais il faut avouer qu'elle n'est plus aussi éblouissante qu'avant. Et oui, tout le monde vieillit, il va peut-être falloir qu'elle change de registre. C'est comme Monica Belluci, jouer les allumeuses c'est plus de leur âge... Et puis aussi deux gros seconds rôles pour les patrons des deux sociétés rivales en la personne de Paul Giamatti et Tom Wilkinson. Ils s'en donnent à coeur joie dans leur rôles de manipulateurs paranoïaques. Excellents.

jeudi 19 mars 2009

Coco

Coco il a tout. Il est riche, il a une belle femme, une belle maison, des beaux enfants, tout le monde le connaît et le respecte. Mais il a un peu tendance à en faire trop et ça risque de lui jouer de mauvais tours pour l'organisation de la bar-mitsva de son fils.


J'aime bien Gad Elmaleh, ces spectacles me font bien rire, mais Coco, je le sentais pas. Et ce dès les débuts de la promo, l'an dernier à Cannes, où il en faisait des caisses (personnage oblige) pour pas grand chose. Et là c'est pareil. C'est sur il y a des moyens sur le film mais il est totalement raté. D'abord parce qu'il n'est pas drôle, on a l'impression que les scènes s'arrêtent au moment où l'enchaînement de gags devrait commencer. Il y a tout juste 2 blagues sympas dans le film, et encore parce que j'ai un humour très facile : le "grand" rabbin et le fameux "Where is Brian ?". Mais le pire c'est que c'est vraiment mal réalisé. Pour une première Gad a vraiment loupé son coup, ça sent l'amateurisme à plein nez. Il a même pas dû réaliser de films de vacances avant de faire ce film là. Et ça change d'angles de caméra toutes les 30 secondes dans chaque scène pour rien, et ça fait pas les raccords entre 2 prises de vues... J'avais entr'aperçu une interview où il disait qu'il avait appris tout les jours sur le tournage sur comment réaliser un film, mais à ce rythme là il va lui en falloir au moins une dizaine pour faire quelque chose de correct. Et en plus l'histoire est inintéressante, la non-fin du film en est le plus bel exemple. C'est bien dommage il y a avait sûrement mieux à faire, notamment avec l'histoire de Mimo son frère d'adoption... Par contre c'est clair qu'ils ont mis les moyens : une haie d'honneur à la sortie du cinéma pour féliciter d'avoir vu le film, ça impressionne. Hein ? C'était pas pour moi ? C'était les gens qui attendaient Kad & Olivier pour l'avant-première de leur film ? Je me disais aussi...

L'enquête

Louis Salinger, agent d'Interpol, et Eleanor Whitman, du bureau du procureur de Manhattan n'ont qu'une idée en tête faire tomber les dirigeants de la banque IBBC. En effet, ceux-ci ne se gênent pas à commettre tous les crimes pour maximiser leur profit. Ils n'hésiteront d'ailleurs pas à tout faire pour mettre des bâtons dans les roues à nos deux agents trop curieux.


Bouh, les vilaines banques ! Tout le monde le sait depuis la crise : les banques c'est le mal ! Et ce film n'y vas pas de main morte. Pour faire des profits elles sont prête à tout : trafique d'armes, assassinat d'homme politique, préparation de coup d'état dans les pays pauvres... Ça fait beaucoup. Mais heureusement notre super flic est là pour mener "l'enquête". Enquête bien fade au final, les faits s'enchaînent sans vraiment de surprise et l'on s'ennuie assez. En fait il faut plus reprendre le titre anglais, The International, qui est plus représentatif du film. On voyage partout dans le monde : France, Allemagne, Italie, Luxembourg, Turquie, USA. Et encore je dois en oublier. Bref ça voyage beaucoup, on fait du tourisme c'est beau mais ça n'avance pas. Mais qu'est-ce qui sauve ce film ? Et bien tout simplement une scène de gun-fight dantesque à l'intérieur du musée Guggenheim à New-York, qui à elle seule vaut le coup de voir le film. Et pour cette scène anthologique, on retrouve un habitué du genre à savoir le très charismatique Clive Owen, qui même s'il ne mange pas de carottes ce coup-ci est encore très à l'aise. Ah, on me signale que Naomi Watts est aussi dans le film. Je l'avais complètement oublié vu qu'elle ne sert absolument à rien ...

vendredi 13 mars 2009

The Young Gods

Voilà, ça c'est du concert. Les portes ouvrent à l'heure indiquée sur le billet, la première partie dure une heure et on finit à plus de minuit ! Comment ça j'ai toujours en travers les Fall Out Boy ? Mais non, voyons...

Revenons à notre concert du soir, encore une nouvelle configuration pour le Krakatoa, après le "club", voilà le coté piano-bar pour coller à l'ambiance acoustique de la soirée. Il y avait des petites bougies partout, des tables et des chaises et une lumière tamisée rouge. Du plus bel effet. Donc le concert commence par un groupe inconnu, Absynthe Minded. Bon, alors j'avoue, gros préjugé à leur arrivée sur scène : une contrebasse, un organiste, un violon, la casquette de papy et la guitare sèche. Je me dis c'est bon ça va être un truc "nouvelle scène", ça va être chiant. Et bien pas du tout, ça commence très pop, façon un peu Jack Johnson mais avec une frite à la place de la planche de surf. Ben oui, ils sont belges, forcément. Donc, son très pop avec des passages vers le rock et le jazz, très très bon. Et en spécial à Bordeaux, une reprise "gaie" du "Vent nous portera" de Noir Désir, ça change vraiment la chanson, très agréable. Encore une fois bluffé par une première partie belge, après Eté 67 avant Luke. Ils sont fort les belges quand même, ils font des films bien dépressifs mais ils ont vraiment un grand savoir faire pour faire des groupes pop/rock mais qui chantent en anglais, c'est pour ça qu'on les connaît pas chez nous. Ils ont même eu droit à un rappel, c'est rare pour une première partie.

Maintenant on passe chez notre autre voisin francophone avec les suisses de The Young Gods. Découvert au hasard de mes pérégrinations mp3esques, je ne connais ce groupe de rock que par leur dernier album acoustique. Première surprise, les Young Gods ne sont plus si young que ça, le groupe tourne depuis plus de 20 ans, et ils ressemblent plus à Higelin qu'à un boys band, ça change. Comme prévu pour de l'acoustique ça part sur des rythmes Folk/Blues qui rappellent par moment Eric Clapton. Et puis finalement on se met à voyager avec de la guitare-cithare (me demandez pas ce que c'est, ça ressemble à une guitare mais ça fait le son d'une cithare), des percussions originales (dont une espèce de barbecue en fonte, je sais pas ce que c'est non plus) et autres objets hétéroclites. Le son devient plus hypnotique avec de fortes connotations indiennes (d'Amérique, je précise) et l'on se laisse emporter par le flot au son de la voix envoûtante du chanteur. Le morceau "Ghost Rider" en est le plus exemple et bien qu'il dure déjà 10 minutes sur l'album, il a encore été rallongé. Malheureusement, tram oblige, le concert s'est terminé juste à minuit, car j'aurais bien continué à écouter ça jusqu'au bout de la nuit. Mais c'est agréablement apaisé que je suis rentré chez moi, le son m'accompagnant encore le lendemain après une courte mais reposante nuit de sommeil.

Pour plus d'images et vidéos c'est par l... Ah ben non pas ce coup-ci, interdiction de prendre des photos. Dommage, pour une fois que j'étais au premier rang...

jeudi 12 mars 2009

Fall Out Boy

Ah la Médoquine super salle de concert de Talence où il faut pas que les concerts fassent trop de bruit ou finissent trop tard pour pas gêner les voisins... Bon, pas l'habitude de la salle, je galère pour me garer mais c'est pas grave j'arrive devant la salle à 20h03, je me dis "Cool, sur le billet c'est marqué 20h00, ils ont même pas du encore ouvrir les portes." Perdu. Non seulement ils avaient déjà ouvert les portes mais ça avait même déjà commencé ! Un concert à l'heure, c'est nouveau ça... Bon la salle est bien remplie en plus et les jeunes que je craignaient de voir à Mademoiselle K sont tous là. Y en a même un, qui devait danser la tektonik l'an dernier, qui s'est planté devant et m'a caché la vue avec ses 10 cm de cheveux dressés sur la tête façon porc-épic... Ah c'est jeunes. Mais faut que je me réhabitue ça fait longtemps que j'ai pas vu un concert avec autant de monde. Depuis le Portugal en fait. Et justement comme heureuse surprise, la première partie du concert c'est le groupe suédois The Sounds que j'avais découvert là-bas. Le problème c'est qu'en France personne ne les connaît, et donc forcément ça a du mal à s'emballer malgré la chanteuse super-sexy et des chansons très rythmées. Le public commence à bouger tant bien que mal et au bout de 25 minutes, ils arrêtent. Fin de la première partie. Je reste un peu (beaucoup) sur ma fin. Il n'y a plus qu'à attendre les Fall Out Boy maintenant.




Et donc j'attends mon premier vrai groupe américain connu à la mode. J'attends. Plus d'une 1/2 heure après la fin de la 1ère partie, et donc approximativement 21h00, ils arrivent enfin. Ah ces stars qui se font désirer. Donc, pour calmer tout le monde, ça commence de suite bourrin. Un peu trop d'ailleurs, on entendait que la batterie. Heureusement c'est vite réglé. Et les chansons s'enchaînent à un rythme d'enfer. Pete, le bassiste, beau gosse de service, fait les annonces au micro, le chanteur ne parle quasiment pas, bizarre. Bon faut dire que dès que le Pete faisait ne serait-ce que bouger les cils, la moitié de la salle lançait des "Kyaaaah ! Il est beau !", ça justifie un peu. Donc les tubes s'enchaînent, c'est super bien, la salle est bien chaude et puis à la fin d'une chanson "un peu" plus calme, ils arrêtent. Rappel. 45 minutes ça fait un peu court pour le 1er rappel mais pourquoi pas. Et donc ils reviennent (forcément) avec 2 gros morceaux "Thks Fr Th Mmrs" et "Dance Dance" à la suite. Ambiance de folie, on a un même droit au "tourniquet" du bassiste, je commençais à désespérer. Et puis là ils annoncent que c'est leur dernière chanson. Ah la la qu'est-ce qu'ils sont drôle ces américains ! Bonne blague ! Hein ? Non, c'est pas une blague. Pas de deuxième rappel. 22h00, c'est plié. 1 heure tout pile de concert. C'est un peu court messieurs, non ? Surtout pour 40€, ça fait mal au fesses. Surtout que vu leur répertoire ils ont de quoi tenir plus longtemps, même Mademoiselle K avec 2 albums à son actif avait réussi à tenir presque 2 heures. Dégoûté, je suis rentré sans même faire un tour du coté des T-shirts, je m'étais suffisamment fait arnaqué pour la journée.









Le fameux "tourniquet" du bassiste

Pour plus d'images et vidéos c'est par là

mercredi 11 mars 2009

Marley & Moi

John et Jenny deux jeunes journalistes viennent de se marier. Ils ont déménagé en Floride et tout va bien. Avant de se sentir prêt à avoir un enfant John décide d'offrir un chien à Jenny. C'est ainsi que Marley, un labrador un peu foufou, débarque dans leur vie.


Vous aimez les chiens ? Parce que si ce n'est pas le cas vous pouvez passer votre chemin. Car le chien est présent dans 99% des scènes de ce film. Alors certes ça parle surtout de la famille américaine idéale, très bien interprétée par Jennifer Aniston et Owen Wilson, bourrée de clichés (ils sont jeunes, beaux, ils sont intelligents, elle arrete son travaille pour s'occuper des enfants...) mais je retiens surtout le chien qui les accompagne tout du long. Car pour ceux qui ont eu un chien doivent forcément retrouver des points commun avec leur propre chien : les conneries, les calins quand on est triste, attendre le bus qui ramène de l'école... Mon Marley à moi, il s'appelait Titus. Et quand arrive le final prévisible du film, et bien les larmes coulent à flots parce que, malgré le temps qui est passé, il me manque mon chien.

lundi 9 mars 2009

Mademoiselle K

Après une bonne journée de loose (torticolis, voiture au garage...) rien de tel qu'un bon concert de musique dépressive pour sauver une journée...
Première partie Mansfield TYA. Ca commence donc bien dépressif avec deux jeunes filles au piano et au violon. C'est super beau mais c'est triste. Et puis au fur et à mesure ça passe par des morceaux plus ou moins expérimentaux et ça change un peu d'atmosphère. On passe du piano et violon à la guitare, la basse ou la batterie et indifféremment pour nos deux demoiselles, chapeau. A coté de ces morceaux assez mélancoliques on peut noter la pêche de la chanteuse qui n'hésitera pas à nous faire, comme final, une imitation plus vrai que nature d'Elvis !! Et en dehors de la scène elles sont aussi très sympathiques et ont gardé le sourire tout le temps pendant qu'elle galèraient pour trouver un T-shirt à ma taille. Le L pour homme doit pas correspondre à leurs fans habituels...




Passe ensuite le gros morceau, Mademoiselle K. Bon j'avoue j'avais un peu peur. Peur que le concert soit à la hauteur de sa démonstration aux Victoires de la Musique. Et peur que le public soit uniquement composé de jeunes emo-goths. Et bien pas du tout pour ce dernier point, assez surpris le public était assez mélangé, allant de 10 à disons 60 ans. Après c'était le premier concert de la nouvelle tournée, donc ils essayaient des trucs., pas toujours avec bonheur. La première moitié était bien mais sans plus, les nouvelles chansons s'enchaînaient mais sans vraiment de rythme, on passait d'une assez rythmé à une plus lente sans lien apparent. Et entre les 2, Katherine (oui mademoiselle "K" c'est pour ça) nous affublé de discours sans queue ni tête et assez peu articulé pour la compréhension. Bref le concert ne tenait vraiment que par le coté "tube" des chansons et la folie du batteur (un fou furieux ce type). Et puis d'un coup est arrivé la chanson "Ça me vexe" et tout s'est enchaîné très vite. Ça a pris un tout autre rythme, on est parti sur du rock pur et dur et ça a fait du bien, une dernière demi-heure de toute beauté.










Pour plus d'images et vidéos c'est par là

Gran Torino

Walt Kowalski est un vieux aigri, non seulement il vient de perdre sa femme, mais en plus ses enfants veulent le placer en maison de retraite, le nouveau prêtre qui veut absolument qu'il se confesse et son quartier est envahi par les asiatiques, qu'il déteste depuis la guerre de Corée. Les choses qu'il aime ce sont ses amis au bar, sa chienne et sa Gran Torino qui trône dans son garage. Mais le jour où il aide ses jeunes voisins à se défendre contre un gang, il va être intégré à cette nouvelle communauté.


Annoncé comme le dernier film de Clint Eastwood acteur, il nous fait vraiment une espèce de testament avec ce personnage, un mix veillissant de l'Inspecteur Harry et de l'instructeur du Maître de Guerre. Il est tout simplement génial en vieux raleur, passant son temps à jurer de manière fort imagée sur tout ce qui l'entoure. Les scènes chez le barbier sont d'ailleurs anthologiques. Mais le vieux grincheux s'adoucit au contact de ses nouveaux voisins et prend sous son aile le jeune Thao. La relation qu'il tisse avec ce dernier rappelle beaucoup celle qu'il avait avec la boxeuse de Million Dollar Baby. Mais c'est la fin du film qui fait toute sa force, car il prend à contre-pied ce à quoi on est habitué avec du Eastwood. Et ça montre une fois de plus, comme tout au long de ce film, le parallèle entre le personnage et le grand Clint lui-même.

vendredi 6 mars 2009

Le Premier Cercle

La famille Malakian originaire d'Arménie est devenu un clan mafieux mené d'une main de fer par le patriarche Milo. Mais le clan est en danger par la traque d'un policier revanchard et de l'amour d'Anton pour la belle Elodie.


La bande annonce laissait penser à une espèce de Parrain arménien sur les bords de la Méditerranée et bien non. Ça parle bien de mafieux mais c'est lourd, long, plat, inintéressant, soporifique... Bref totalement loupé. C'est pas forcément mal joué, Jean Reno est très bien en patriarche et Vahina Giocante est toujours aussi jolie. C'est surtout très mal réalisé, les scènes "d'actions" sont molles, il n'y a aucune tension dans les dialogues et les différentes scènes font pousser des soupirs d'exaspérations (et j'étais pas le seul dans la salle). A éviter absolument, ou alors pour faire la sieste.

jeudi 5 mars 2009

The Watchmen

USA, 1985. Dans cette réalité alternative la guerre du Vietnam a été gagnée par les américains grâce à l'aide de super héros qui agissent depuis les années 40, les Watchmen. Devenant de plus en plus dangereux, le gouvernement les obligent à se retirer. Mais l'un de ces héros est retrouvé mort, les autres vont essayer de trouver le coupable.


Longtemps que je n'avais pas été aussi impatient avant de voir un film, fébrile à l'attente des premières critiques, même le Dark Knight n'avait pas provoqué ça. Étrangement le dernier film qui m'avait fait cet effet là c'était 300, du même réalisateur Zack Snyder. Là aussi l'adaptation d'une BD géniallissime avec le même soucis de faire un copier/coller de l'oeuvre originale. Mais là où la BD de 300 était un peu courte et les scènes rajoutées pour l'étoffer n'était pas franchement convaincantes, on se retrouve ici avec une oeuvre très dense, trop dense pour certains. Et oui, Les Watchmen est considéré comme le saint-Graal des romans graphiques (terme américain visant à distinguer les BD commerciales de celles un peu plus "d'auteurs" ), sombre et complexe il prend à contre-pied l'image classique des super-héros. Beaucoup l'avait décrété inadaptable, et pourtant Zack Snyder l'a fait. Chaque scène du film est l'exacte réplique de sa case correspondante, au grain de poussière près. Il a repris l'histoire et le rythme originel, l'élaguant ici ou là de quelques trames secondaires pour la réduire à 2h40 (en attendant une prometteuse version longue). Les personnages prennent littéralement vie à l'écran. Rorschach est véritablement incarné par Jackie Earle Haley, sale, dégoûtant, violent, psychotique, la voie éraillée et s'exprimant par phrases incomplètes. Le Comédien est aussi génial de cynisme même si l'acteur fait souvent penser à Robert Downey Jr. Seul Ozymandias est un peu en dessous du lot, la faute a un visage un peu trop fin. Les effets spéciaux sont impressionnants, Dr Manhattan est stupéfiant de crédibilité et le palais martien magnifique. Les combats, assez peu nombreux au final, sont violents (ça gicle pas mal) et reprennent l'effet ralenti-accéléré de 300. Mais la vraie réussite c'est la musique. A la manière d'un Tarantino il n'y a pas de vraie BO, ce ne sont que des morceaux connus. Snyder réutilise avec beaucoup de justesse des grands classiques de la pop/folk américaine : Janis Joplin, Jimmy Hendrix, Simon & Garfunkel... Même sic 'est un peu limite pour l'utilisation de Hallelujah de Leonard Cohen (l'original pas la version de Jeff Buckley) . Et une mention spéciale pour le "The Times They Are A-Changin" de Bob Dylan qui sert de fond sonore à l'introduction qui résume 40 ans de cette histoire parallèle et qui me tourne encore dans la tête. Bon après y en aura toujours qui trouveront à redire, ça doit être les mêmes intégristes qui n'ont pas aimé l'adaptation du Seigneur des Anneaux. Je pense que le vrai problème du film est sa complexité, qui ne le rend pas forcément accessible au premier pékin qui croit aller voir un film du niveau de Spider-man ou des X-men (avec tout l'amour que j'ai pour ces 2 oeuvres). Si les connaisseurs vont l'apprécier dès le début, les néophytes des Watchmen risquent de se faire submerger s'ils ne s'accrochent pas dès le début ce qui serait fort dommage. Mais à la fin on a qu'une seule envie, comme après la première lecture de la BD, le revoir pour pour passer l'effet de surprise et en profiter. Tout ça en attendant la version DVD ultra-longue censée durer près de 4 heures avec l'intégration des aventures du Black Freighter.

mercredi 4 mars 2009

Les Fatals Picards - Le sens de la gravité

Ahh les Fatals Picards, le groupe le plus drôle de la scène française (injustement perdant à l'Eurovision d'ailleurs) est de retour. Ça c'était la bonne nouvelle, la mauvaise c'est le chanteur et créateur du groupe est parti. Et avec lui s'est envolé tout ce qui faisait le charme des Fatals : plus de pistes (mal) cachées, plus de jeux de mots débiles, plus d'ambiance festive et disjonctée. Non, maintenant les Fatals Picards c'est un "vrai" groupe sérieux, la preuve l'album ne dure que 40 minutes et ne contient que 12 chansons, et encore il y a 1 intro et 2 mauvaises reprises de chansons de l'album précédent. Les chansons sont tristes pour la plupart et même celles qui sont censées avoir plus de pêches sont plombées par les autres. On arrive pas à entrer dans l'album et encore moins à s'intéresser aux paroles. C'est censé être plus recherché et profond, mais sérieux je m'en fous, c'est pas pour ça que j'aimais les Fatals Picards.


Quelle déception, mais où sont passés les joyeux drilles des albums précédents ? Il n'y a plus que des gens qui veulent faire de la vraie chanson française à texte (et chiante)... C'est bon, le gouvernement peut supprimer la Picardie, elle ne sert vraiment plus à rien cette région.

U2 - No Line On The Horizon

U2, le plus grand groupe de rock actuel est de retour ! Youpi ! Alors ça donne quoi ? Bon déjà c'est du U2, le son est vraiment reconnaissable et certaines chansons ont même des relents des albums précédents. Il est beaucoup plus pop que le précédent qui avait sorti les grosses guitares. C'est un petit peu le problème, il n'y a pas vraiment de morceaux qui se dégage de l'album pour donner un grand coup de folie à l'ensemble. C'est très agréable à écouter mais ce n'est pas génial, pas de chanson qui restent dans la tête dès la première écoute, à part peut-être la magnifique piste 9 "White as Snow" qui donne la chair de poule, mais qui est très triste.


Bon album, bien équilibré, un peu moins rock que les précédents mais avec un savoir faire incroyable. Clairement pas leur meilleur mais c'est pas grave.

Underworld 3

Les origines de la guerre entre les vampires et les lycans avec l'histoire d'amour entre Lucian et Sonia.


Après la bonne surprise du premier et la déception du second, je me demandais bien ce qu'allait donner ce troisième opus qui faisait un retour aux sources. L'histoire a un peu de mal à se mettre en place sans doute à cause d'un prologue un peu bancal et une scène d'amour ridicule entre les deux personnages principaux. Par la suite on entre dnas le feu de l'action et le film devient un mélange de Spartacus et de Roméo et Juliette au pays des vampires et loups-garous. Son amour impossible pour Sonia, permet à Lucian de mener son peuple vers la révolte et la liberté sous des flots d'hémoglobine de vampires arnachés comme les elfes du Seigneur des Anneaux. Les effets spéciaux sont bien réalisés la pluaprt du temps ainsi que les chorégraphies des combats. Michael Sheen reprend son rôle de Lucian et est même capable de rejouer la scène de la mort de Sonia de la même manière que dans le 1er ! Rona Mitra essaie de remplacer Kate Beckinsale mais elle n'arrive pas à avoir la même grace. Faut dire aussi qu'elle n'a pas la même combinaison moulante en cuir. Et pour finir on a toujours un Bill Nighy de feu, qui a l'air de s'éclater en Viktor, le vieux vampire dictatorial.

Banlieue 13 Ultimatum

2013, trois ans après le premier épisode rien n'a changé dans la Banlieue 13 et la criminalité est toujours plus florissante. Pour enrayer ce fléau une organisation secrète du gouvernement, le DISS, prévoit de faire sauter la Banlieue 13 ! Leito et Damien vont encore devoir unir leurs forces.


Ayant vu le 1er sur le tard, j'avais été surpris par la qualité des scènes d'actions et le vide du scénario, ce qui est fortement compatible. Bon ce coup-ci il y a un scénario mais il est long, très long à se mettre en place. Et donc ça blablatte longtemps, très longtemps a tel point que l'on désespère de voir de vraies scènes d'actions. Elles sont bien en général mais il manque quand même pas mal de "parkours" (les Yamakasis) qui était en abondance dans le 1er. Après les acteurs on en attend pas grand chose dans ce genre de film, et heureusement par qu'on a effectivement pas grand chose en retour. C'est très limité et les dialogues frisent souvent le ridicule, On se demande bien ce que fait Philippe Torreton là-dedans. Et apparemment beaucoup de caméos de rappeurs qui me sont totalement inconnus, mais ça fait plaisir aux fans. Ah si une dernière chose, l'actrice qui joue la chef des "asiatiques" est très jolie et se débrouille bien dans les scènes de combats, ça change de l'actrice porno du 1er qui ne servait absolument à rien.