Ça faisait longtemps que je voulais parler de John Frusciante et que je ne l'avais pas fait. Donc dans la série "Je rattrape mon retard", je vais parler de cet album fabuleux mais qui ne plaira vraiment pas à tout le monde.
Commençons par la base : Qui est John Frusciante ? Et bien tout simplement le guitariste des Red Hot Chili Peppers, vous savez le chevelu. Je vais pas raconter toute sa vie mais ça pourrait faire un très bon film : enfance difficile, génie précoce de la guitare, intègre le groupe de ses rêves, drogues, repenti, tout ça. Et donc à coté des Red Hot, il travaille avec pas mal d'autres groupes (Mars Volta par exemple) et fait des albums solo. D'ailleurs il a des idées un folles sur ses albums solos, il a par exemple sorti 6 albums en 6 mois en 2004 ! Mais revenons à nos moutons, cet album est selon son créateur à écouter seul dans le noir. Et je suis tout à fait d'accord ! Il faut se laisser porter par cette musique. Les morceaux sont travaillés et traîne en longueurs, la guitare sature souvent dans les aigus. La voix aussi par ailleurs. Sur ce rythme assez lent (certains morceaux faut plus de 8 minutes), se rajoute par moments des moments beaucoup plus rythmés qui font monter la tension. Car apparemment (faut dire que je fais jamais attention aux paroles) cet album est un peu une discussion entre 2 personnages, un humain qui doute, et une entité divine. Et l'on ressent parfaitement cette dualité dans l'album notamment le morceau Dark/Light qui résume pour moi à merveille cet album. On navigue entre morceaux un peu vaporeux teinté d'électro et riff de guitares accompagnés d'une voix haut perché qui joue avec la saturation. Voilà, pas facile d'expliquer, il faut surtout vivre et ce laisser porter par cet album du début à la fin.

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